Croisières des années 1990 : les paquebots préférés des Français

Chers clients, chers lecteurs, parmi vous figurent de nombreux passionnés, qui en plus de partir en croisière régulièrement, suivent attentivement toute l’actualité du domaine. Aujourd’hui, Azur Croisières vous propose de faire un bon dans le temps pour repartir dans les années 1990 et découvrir les navires emblématiques de cette décennie. A l’époque, la croisière est en pleine mutation et les compagnies tâtonnent encore. Les paquebots atteignent des tailles raisonnables au début de la décennie mais commencent à devenir de plus en plus imposants. Le marché de la croisière commence à peine son expansion et la capacité maximale offerte par les paquebots au début des années 1990 n’était que de 80 000 lits environ pour frôler la barre des 150 000 lits, dix ans plus tard. Le marché Américain domine littéralement le milieu de la croisière avec plus 3,5 millions de passagers transportés par an, alors que le reste du monde et le marché français, ne représentent qu’un confetti dans ce milieu. Pourtant, bon nombre de paquebots ont eu leur heure de gloire et ont su se faire une place sur le marché français, rappelons-nous :

Club Med 1 & Club Med 2

Historique : ces deux navires sortis des Ateliers et Chantiers du Havre, respectivement en 1990 et 1992 ont fait les beaux jours du célèbre voyagiste français durant la décennie 1990. Mesurant chacun 187 mètres de long et accueillant un peu moins de 400 passagers, ils sont facilement reconnaissables grâce à leur architecture extérieure qui représente l’aspect d’un voilier à cinq mats (voir photo ci-dessus). A l’époque, seule la compagnie américaine Windstar Cruises, armait le même type de navires, légèrement plus petits.

Leurs destinations de prédilection ? Les deux navires ont voyagé dans le monde entier, privilégiant la Méditerranée en été, les Caraïbes ou l’Asie en hiver et parfois l’Europe du Nord.

Que sont-ils devenus aujourd’hui ? En 1997, la compagnie décida de céder le Club Med 1 à son principal concurrent l’américain Windstar Cruises. Aujourd’hui encore, il continue à voyager pour cette dernière à travers le monde. Le Club Med 2 est toujours le seul et unique navire de croisière armé par le voyagiste français. On le voit très souvent en été en Méditerranée pour des croisières au départ de Nice, de courte durée mais aussi au Caraïbes.

Norway

Norway ancré aux Caraïbes © D.R

Norway ancré aux Caraïbes © D.R

Historique : il est certainement l’un des paquebots français les plus connus au monde lorsqu’il quitta les Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire en 1962 sous le nom de France. Jusqu’en 1974, le navire effectua des liaisons transatlantiques entre Le Havre et New-York via Southampton, avant d’être désarmé en 1974 à cause du coût de son exploitation et de la concurrence farouche de l’aviation. Attendant son sort au Havre, il reprit du service en 1980, sous le nom de Norway pour la compagnie Norwegian Cruise Line.

Destinations de prédilection ? Désormais, il appareille de Miami chaque fin de semaine pour des croisières dans les Caraïbes. En 1996, il revint dans le port du Havre, après une absence de 17 ans et fut accueilli chaleureusement malgré son architecture changée.  On pu le revoir l’année suivante mais aussi en 1998 en baie de Cannes pour le Festival du film, ainsi qu’à Marseille, lors de croisières en Méditerranée.

Qu’est-il devenu aujourd’hui ? Le sort de l’ex France fut scellé le 25 mai 2003 lorsqu’une de ses chaudières explosa et tua 8 personnes alors qu’il était amarré à Miami. Envoyé à Bremerhaven pour réparations, il quittera le port allemand deux ans plus tard pour gagner la Malaisie. Rebaptisé Blue Lady, il est ancré à Port-Klang et attend son sort. L’autorisation du démantèlement sera donnée le 12 septembre 2007, le Blue Lady sera découpé sur les plages indiennes d’Alang. Seule la proue demeure, dans un square de Honfleur.    

Mermoz

Mermoz arrivant à Copenhague © D.R

Mermoz arrivant à Copenhague © D.R

Historique : Lancé en 1957 par les chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire pour le compte de la Compagnie de Navigation Frassinet et Cyprien Fabre, ce navire était un paquebot mixte destiné à effectuer les liaisons entre le sud de la France et l’Afrique de l’Ouest. A la fin des années 1960, l’avion ayant eu raison de lui, il fut transformé en paquebot de croisière.

Destinations de prédilection ? Il sera un représentant maritime de la France dans le monde, grâce aux différentes croisières en Méditerranée, en Europe du Nord, en Amérique du Sud et en Asie du sud-est qu’il effectuera durant près de 30 ans pour le compte de la compagnie française Paquet. A bord, l’art de vivre à la française règne et sa clientèle, essentiellement du troisième voire même du quatrième âge, lui vouera une fidélité sans borne. En 1993, Paquet fut rachetée par la compagnie Costa Croisières qui continuera à exploiter la marque et le navire.

Qu’est-il devenu aujourd’hui ? En 1997, Costa Croisières fut rachetée à son tour par le groupe américain Carnival. Ne voulant pas s’encombrer d’un navire trop vieux, elle fit dissoudre la marque Paquet et vendit le navire en 1999. Il trouva refuge chez Louis Cruise Line, une compagnie chypriote qui l’exploita en mer Égée, sous le nom de Serenade, jusqu’en 2008 avant de le vendre aux chantiers de démolition indiens d’Alang.

Costa Romantica

Costa Romantica en mer Adriatique © D.R

Costa Romantica en mer Adriatique © D.R

Historique :  le navire effectua sa première croisière en 1993 après sa sortie des chantiers italien Fincantieri de Marghera et il fut, lors de ses débuts le plus imposant navire jamais construit pour la compagnie Costa Croisières.

Destinations de prédilection ? Le Costa Romantica a joué un rôle dans le développement de la croisière en France et surtout aux Caraïbes. En effet, c’est avec ce navire que la compagnie Costa proposa à partir de décembre 1994, l’itinéraire « Perles des Antilles », une croisière au départ de Pointe-à-Pitre et qui, vingt ans après, continue à être récurrente dans le catalogue de la compagnie. Le navire fut largement exploité en Méditerranée Occidentale au départ de Marseille, à la fin de la décennie 1990. En mars 2012, le navire est ressorti avec un nouveau look des chantiers de Gênes afin de proposer des croisières aux escales plus longues et un espace consacré au bien-être, ajouté à la place de l’ancien théâtre.

Qu’est-il devenu aujourd’hui ? Il est toujours exploité par la compagnie Costa Croisières, a été repensé afin de répondre aux exigences de la gamme neoCollection et ne nomme désormais Costa neoRomantica.

Costa Allegra

Costa Allegra quittant Gênes © D.R

Costa Allegra quittant Gênes © D.R

Historique : le Costa Allegra commença sa carrière en décembre 1969 comme porte-containers sous le nom d’Annie Johnson. L’armateur grec Regency Cruises, l’acheta, (ainsi que son jumeau l’Axel Johnson, qui deviendra plus tard le Costa Marina) en 1986, avec l’idée d’en faire un paquebot. Mais c’est finalement Costa Croisières, qui fera transformer l’Annie Johnson en Costa Allegra, un paquebot pouvant accueillir près de 1000 passagers.

Destinations de prédilection ? Dans la seconde partie des années 1990, il était choisi pour effectuer des croisières Costa francophones « spécial France ». L’idée, faire partir le paquebot depuis un port français pour quelques itinéraires par an, avec à son bord, un directeur de croisière et une équipe francophone ainsi qu’un cuisinier français. Les croisières en Méditerranée orientale étaient souvent choisies.

Qu’est-il devenu aujourd’hui ? Le 27 février 2012, il fut victime d’une panne générale suite à un incendie moteur au large des Seychelles. Remorqué par un thonier français, il arriva le 01 mars à Mahé. Il regagna le port de Gênes où il fut immobilisé puis vendu à la démolition, aux chantiers d’Aliaga en Turquie, où il échoua définitivement le 24 octobre 2012.

Adriana

Le charmant Adriana en navigation

Historique : ce petit navire de 104 mètres seulement et pouvant accueillir 312 passagers fut construit en Grèce en 1972, sous le nom d’Aquarius. En 1987, il fut vendu à la compagnie croate Jadrolinija et renommé Adriana avant d’être cédé dix ans plus tard, au voyagiste français Plein Cap qui l’exploitera jusqu’en 2010. L’Adriana offrit, à la fin des années 1990, le même produit que proposait Paquet avec le Mermoz, c’est à dire des croisières francophones avec une gastronomie française, sur un navire possédant un nombre restreint de passagers.

Destinations de prédilection ? Généralement, les croisières étaient au départ de Nice pour la Méditerranée mais il offrait également des itinéraires en Europe du Nord ainsi que des périples dans les mers chaudes durant l’hiver.

Qu’est-il devenu aujourd’hui ? Lorsque Plein Cap se sépara du navire en 2010, il fut racheté par la compagnie Tropicana Cruises qui l’exploita pour des croisières au départ de Cuba. Puis en 2013 et 2014, il fut exploité par un voyagiste russe pour des croisières d’une nuit entre Sébastopol et Istanbul. Le navire est désormais en attente sur l’île de Trinidad-et-Tobago.

Triton

Tritton s'aventurant en mer Méditerranée

Triton s’aventurant en mer Méditerranée © D.R

Historique : c’est en 1972, sous le nom de Cunard Adventurer que le navire commença sa carrière pour la compagnie Cunard. Cinq ans après, il fut cédé à Norwegian Cruise Line qui le renomma Sunward II et l’exploita aux Caraïbes. En 1991, il changea une nouvelle fois de compagnie et atterri chez la compagnie grecque Royal Olympic Cruises où il devint Triton.

Destinations de prédilection ? C’est durant l’hiver 1998-1999 que les croisiéristes français vont connaître ce petit navire, exploité par le voyagiste Nouvelles Frontières à travers des croisières au départ de La Havane, avec vol inclus au départ de Paris. Les autres escales étaient Gran Cayman, Montego Bay, l’Île de la Jeunesse et Calica. Le reste du temps, sa compagnie initiale le déployait pour des croisières en mer Égée au départ du Pirée.

Qu’est-il devenu aujourd’hui ? Après la faillite de Royal Olympic Cruises en 2004, il fut exploité pour des croisières en Méditerranée par la compagnie chypriote Louis Cruise Lines, sous le nom Coral. Mis aux arrêts en 2011, il finira sur les plages d’Alang en 2014, pour y être démantelé.

Princess Danae

Princess Danaé amarré à Harwich

Princess Danae amarré à Harwich © D.R

Historique : à l’origine, ce navire, construit dans les chantiers Harland & Wolff en 1954, (d’où était sorti le Titanic), était un cargo frigorifique baptisé Port Melbourne. Transformé en navire de croisière en 1977, il fut exploité par la compagnie Costa Croisières entre 1979 et 1992.

Destinations de prédilection ? Il réalisa à partir de 1989, les « Grandes Croisières d’Orient », un itinéraire de plus d’un mois qui menait le navire vers l’Asie du sud-est au départ de Gênes ainsi qu’une croisière tour du monde, réalisée au début de l’année 1991. Après avoir survécu à un incendie et être passé par quelques compagnies, il fut acheté en 1996 par l’armateur portugais Arcalia Shipping. Plusieurs voyagistes français l’ont affrété comme Nouvelles Frontières en hiver pour des croisières dans les Caraïbes mais aussi en Amérique du Sud. Sa petite taille lui permettait même de remonter l’Amazone jusqu’à Manaus. En été, c’est vers les fjords de Norvège et le Spizberg qu’il emmenait les passagers français pour le compte de tours-opérators spécialisés vers ces destinations. Sa faible capacité de 660 passagers en faisait un navire agréable.

Qu’est-il devenu aujourd’hui ? Dans les années 2000, Arcalia Shipping changea de nom pour devenir Classic International Cruises. Le navire fonctionna toujours sous le système d’affrètements mais en septembre 2012, la compagnie fut déclarée en faillite et le Princess Danae fut saisi à Marseille. Un homme d’affaire Portugais Rui Alegre, racheta trois des quatre navires de la compagnie CIC, y compris le Princess Dane qui fut rebaptisé Lisboa. Mais devant la difficulté à le remettre en service due à son âge, il fut finalement vendu à la démolition et échoua sur les plages turques d’Aliaga le 25 juillet 2015.

Melody

Melody accostant à Malaga

Melody accostant à Malaga © D.R

Historique : sorti en 1982 des chantiers de La-Seyne-sur-Mer, il commença sa carrière pour les croisiéristes américains sous le nom d’Atlantic pour la Home Lines, jusqu’à sa disparition en 1988. C’est une autre compagnie américaine, Premier Cruises, qui le racheta et l’exploita toujours pour des croisières aux Caraïbes, sous le nom de Starship Atlantic. En 1997, c’est la compagnie italo-suisse MSC Croisières qui se l’offrit, afin d’en faire son navire amiral. Jusqu’en 2001, le Melody concurrença le Costa Romantica, pour ses croisières en Méditerranée occidentale, au départ de Marseille, d’une durée de 7 nuits. MSC faisant désormais construire des navires neufs à Saint-Nazaire, le MSC Melody ne convenait plus aux critères offerts par la compagnie. En septembre 2012, MSC désarma le navire et le vendit à une société indienne, l’année suivante qui prévoit d’en faire un hôtel flottant.

Qu’est-il devenu aujourd’hui ? Rebaptisé Qing, le navire quitta Naples à la fin de l’année 2013, avec pour destination le port indien de Goa. A l’heure actuelle, le navire est toujours amarré dans ce port.

Mistral

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Mistral arrivant au port de Kiel © D.R

Historique : le 25 juin 1999, les ex Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire, livrait un navire battant pavillon français et cela faisait 33 ans que ce n’était plus arrivé. Pour l’occasion, il fut recouvert d’un immense drapeau bleu, blanc, rouge et Claude Deschamps, épouse du capitaine de l’équipe de France, championne du monde de football l’année précédente, baptisa le navire en présence de Lionel Jospin, Premier Ministre de l’époque.

Destinations de prédilection ? Exploité par la compagnie grecque Festival, Mistral était déployé pour des croisières en Méditerranée orientale l’été et aux Caraïbes l’hiver, en cette fin de millénaire. Festival voulait séduire la clientèle française grâce à un état-major français tout en proposant un service simple mais de qualité.

Qu’est-il devenu aujourd’hui ? En 2004, la compagnie Festival fit faillite et le navire fut revendu au groupe espagnol Iberojet et rebaptisé Grand Mistral. Carnival, racheta la compagnie en 2007 et elle devint Ibero Cruceros. Fin 2013, suite aux difficultés rencontrées par le marché espagnol, la compagnie cessa et le navire fut intégré dans la gamme neocollection de Costa Croisières où on le connait désormais comme Costa NeoRiviera.

 

Vingt ans après, on s’aperçoit que l’aspect de la croisière a bien changé. En 1990, suite à sa refonte et l’ajout de ses ponts supérieurs, le Norway demeurait le plus gros paquebot du monde avec une jauge de plus de 76 000 G.T. A la fin de l’année 1999, c’est le Voyager of the Seas qui obtint ce titre avec ses 137 276 G.T, soit près du double. Aujourd’hui, les navires deviennent de plus en plus gigantesques afin d’embarquer plus de passagers et permettre ainsi la baisse des prix des cabines. Contrairement à avant, le nombre de navires par compagnies a considérablement augmenté et l’offre démultipliée. La croisière, qui était encore réservée à un petit groupe de privilégiés peut désormais faire le bonheur de bon nombre de vacanciers.

Chez Azur Croisières, nous connaissons les paquebots d’hier et aujourd’hui, n’hésitez pas à nous contactez  du lundi au samedi de 09h à 19h au 04 93 08 03 94.  N’hésitez pas non plus à nous faire part sur le blog, de vos connaissances sur ces fameux paquebots, si vous avez eu la chance de naviguer sur l’un d’eux, nous serons ravis de lire vos commentaires sur le sujet. 

Thomas

Auteur: Thomas

Rédacteur web - Agence Azur Croisières Ayant découvert la croisière il y a près de 20 ans, je n'ai cessé depuis lors, de me documenter sur ce sujet. Mon expérience acquise au cours de mes voyages me permet de vous communiquer ma passion pour les navires de croisières au travers d'astuces et d'actualités. Au plaisir de vous lire et d'échanger sur le sujet

16 comments
  • Merci pour cette très belle rétrospective…

    Je ne les ai pas tous pris, mais je les ai tous connus… Sauf peut-être le Triton… Mais j’ai pris le Mermoz (années 60), le Mistral (1999, il était neuf et c’était le grand luxe de service à bord pour les passagers des « suites » avec restaurant spécifique, et table dédiée ET sans horaire, 2000, 2003), le Romantica (2005)…

    et puis il y avait aussi le Boléro, l’Azur, le Flamenco (de FESTIVAL), le Rhapsody (de MSC), l’Eugenio C, le Riviera, le Tropicale (de Costa)…

    Nostalgie d’une époque révolue… :'(

    • Bonjour cher « PAP » et merci pour votre commentaire et votre fidélité.

      C’est vrai que dans les années 1990, les paquebots Costa étaient bien connus sur le marché français. L’Eugenio Costa et le Costa Riviera que vous citez ont, eux aussi été utilisés pour des croisières « Special France » (le Costa Tropicale est arrivé lors de la décennie suivante, à partir de 2002).

      La compagnie Festival a également laissé une marque nostalgique chez les croisiéristes français qui ont eu le bonheur de voyager avec (et j’en fais partie). Peut-être sera-t-elle le sujet d’un nouvel article sur les compagnies disparues.

  • Belle rétrospective sur les paquebots d’hier. La croisière évolue et la ferveur des croisiéristes continue.

    • Bonjour,

      si vous lisez ou relisez mon article qui traite des paquebots connus des Français dans les années 1990, vous constaterez que j’évoque la compagnie MSC à travers son paquebot amiral de l’époque le Melody. Il aurait été inapproprié d’évoquer le MSC Preziosa étant donné qu’il a été mis en service en 2013, soit une vingtaine d’années après la période traitée.

      Cordialement.

    • Bonjour Gatumel,

      Oublié ? ben non !… Encore moins, donc, *volontairement* !!!

      Thomas parle bien de MSC (sans les points, dans le sigle), en citant un des deux seuls paquebots que MSC possédait *au XXème siècle*, le Melody et le Rhapsody…

      A cette époque, évoquée dans l’article, le XXème siècle, MSC balbutiait juste dans la croisière, très loin derrière Costa et Festival qui régnaient alors sur le marché européen de la croisière, c’était surtout (et c’est toujours) la deuxième compagnie maritime mondiale de transport de containers…

      Ce n’est qu’en 2003, avec le Lirica (copie presque identique – sauf carène arrière – des bateaux créés à St Nazaire pour Festival), et surtout grâce à la fantastique opportunité du rachat en 2004 et 2005 de deux bateaux de la défunte Festival, l’European Vision et l’European Star, devenus Armonia et Sinfonia, couplée à la mise en service de l’Opéra (cousin, et non jumeau, des précédents) que MSC est brusquement, en l’espace de 3 ans entré dans la « cour des grands » de la croisière européenne, avec une flotte de 6 bateaux dont 4 des plus modernes, à l’époque.

      Après, je ne vois pas ce que peut avoir de *spécial* le Preziosa, initialement prévu pour être ce que j’avais appelé le « Kadhafia », par rapport au Divina, son strict jumeau, et aux deux autres navires de la classe Fantasia, un poil différents, notamment au niveau du Yacht-Club (puisque ce sont les deux seuls qui ont eu un Yacht Club version 1.0)… sauf en termes de décoration, que chacun peut préférer sur tel ou tel bateau, je dirais donc que
      ce sont quatre « fleurons ex-aequo », mais qui n’existaient même pas encore dans les esprits dans la dernière décade du XXème siècle…

      Ce qui fait donc actuellement 12 bateaux à MSC… Le Meraviglia sera le numéro 13 ! Aïe vont dire certains ! Mais il faut rappeler qu’en Italie, ce n’est pas le 13, qui est sujet de superstitions, mais le 17… C’est pour ça que les bateaux MSC ont des ponts 13… mais pas de ponts 17… 😉

      Bien cordialement,

      • Si vous me permettez d’apporter une correction à votre message cher « PAP », au XXe siècle, comme vous dites, MSC ne possédait pas deux, mais quatre navires. Comme vous l’avez très justement dit, il y avait le Melody et le Rhapsody, qui était, à l’époque, les deux paquebots les plus gros et les plus « récents » de la flotte MSC, mais :

        Il y avait le Symphony, un navire construit dans les années 1950, pour le compte de la Société Générale des Transports Maritimes et qui effectuait des liaisons entre la France et l’Amérique du Sud. Entre 1965 et 1994, Costa Croisières l’exploitera comme Enrico Costa, d’abord comme navire de liaison entre Gênes et l’Amérique du Sud lorsqu’elle s’appelait encore Linea C, puis à partir de 1972, comme navire de croisière. MSC s’en séparera à la fin de l’année 1999.

        Et il y avait également le Monterey, construit également au début des années 1952 sous le nom de Free State Mariner et qui a d’abord servi de cargo pour une compagnie américaine avant d’être transformé en navire à passagers trois ans plus tard sous le nom de Monterey pour la compagnie Matson Lines puis à partir de 1970 pour Far East Lines. Acheté par Star Lauro en 1989, qui deviendra MSC Croisières en 1995, il restera en service jusqu’en 2006, date à laquelle MSC le vendit à la démolition. 😉
        Si cela vous intéresse, je vous invite à consulter la rubrique Historique/Présentation de la compagnie MSC pour en savoir plus.

        Cordialement

        • Merci Thomas de ce très intéressant complément ! Le Monterey, effectivement, ça me dit quelque chose… Par contre, je ne savais pas, pour Le Symphony (décidément MSC a toujours aimé les bateaux « musicaux »…), et encore moins que c’était un vieux Costa… 🙂

  • En tout cas merci d’avoir partagé cette belle rétrospective ! Aujourd’hui, les croisières sont beaucoup plus évoluées. Elles comptent plus d’activités divertissantes et offrent plus de convivialité à bord. Les amateurs ne pourront qu’apprécier davantage !

    • Bonjour Mireille,

      le paquebot Azur mesure 142 mètres de long pour 21,90 mètres de large. Sa jauge est de 14 717 G.T et il peut embarquer jusqu’à 770 passagers servis par 325 membres d’équipage.

      Cordialement

  • Bonsoir les navires à passagers de notre époque n’ont plus rien à voir avec les navires de maintenant plus petits mais bien équipaient je me souviens d’une petite croisière entre Marseille et Gènes que j’avais faite avec mon père qui était Garçon de Restaurant à bord du paquebot Bretagne SGTM j’avais 9 ans j’étais émerveillé par ce magnifique paquebot le soir pendant le repas un orchestre jouait sur une scène. La salle de jeux étaient immense et remplit d’enfants ce fut ma première et dernière croisière car je n’ai jamais fais de croisière sur ces bateaux qui ressemblent à des immeubles flottant

  • Bonjour,

    Mon mari et moi avons été passagers comblés du Mermoz. J
    Je cherche en vain l’année de la magnifique croisière qui nous mena, entre autre, jusqu’en Papouasie Nouvelle Guinée ). C’était quelques années avant la fin des activités du Mermoz avec le groupe Paquet. Était-ce en 1982?
    Merci de me répondre et meilleures salutations

    • Bonjour,

      en regardant dans mes archives j’ai trouvé deux années où le Mermoz est allé en Papouasie Nouvelle-Guinée.

      En 1985, le navire a effectué une croisière de 82 jours qui partait le 30 septembre depuis Toulon et qui se terminait à Los Angeles et passait par cette région du monde.

      Ensuite, en consultant le livre que je possède et qui traite du navire, son auteur indique que le navire y est aussi allé lors d’une croisière en 1996. A cette occasion, le navire a même réalisé le sauvetage de marins indonésiens entre Sulawesi et Bornéo. Peut-être vous rappellerez-vous de cet épisode heureux ?

      Comme indiqué dans l’article, la marque Paquet fut dissoute en 1998 et le Mermoz vendu en 1999. La seconde date est peut-être la bonne si vous me dites que c’était quelques années avant la fin des activités du Mermoz.

      Cordialement

  • je peux vous parler des pianos des bateaux sur lesquels j’ai sévi pendant ces années là !
    Mermoz – Costa Romantica –
    Costa Allegra – Sapphire – Adriana –
    et je suis sûre que j’en oublie .

  • Je recherche 1 ami qui travaillait sur les croisières paquet dans les années 70 il était originaire de l’est et aurait autour de 70 ans

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